Bayern Munich-la bête noire du Real

Globalement dominateur, le Bayern Munich a attendu la 90e minute pour décrocher la victoire contre le Real Madrid (2-1). Franck Ribéry a marqué le premier but des Bavarois.
On le savait déjà, et ce fut une confirmation, le Real Madrid n'est pas le roi de Bavière. En dix déplacements à Munich, le club madrilène n'a jamais imposé sa loi. Le constat est implacable : 9 défaites et 1 nul pour le club espagnol qui a trouvé sa véritable bête noire hors d'Espagne, le Barça étant son bourreau domestique. Porté par la vibrante ferveur de l'Allianz Arena, le Bayern s'est montré particulièrement inspiré et motivé (1-2) et a maintenu intact ses chances de qualification pour cette fameuse finale du 19 mai... programmée chez lui à Munich. Ce but d'avance est un petit matelas non négligeable même s'il lui faudra rééditer dans une semaine dans un Santiago-Bernabeu toujours aussi hostile une prestation de haut niveau face à un Real Madrid que l'on imagine féroce après cette vexation. Etouffée en première période et dépassée sur la fin, l'équipe de José Mourinho a pris un coup au moral avant le périlleux voyage qui l'attend samedi au Camp Nou, pour un brûlant Clasico.
Ribéry brise la glace
Face aux Catalans, qui auront l'occasion de revenir à un point au classement de la Liga, le Real ne devra pas manquer de tranchant comme ce fut trop souvent le cas. Les Munichois, plus vifs et plus mordants, ont souvent bougé les protégés de Mourinho. Après seulement un quart d'heure de jeu, Franck Ribéry avait déjà brisé la glace. Très en jambes, l'international français s'est d'abord vu refuser un penalty pour un tirage de maillot de Ramos (16e) avant de trouver l'ouverture suite à une relance hasardeuse de Ramos sur un corner (17e, 1-0). Kaiser Franck a signé là son troisième but en C1 cette saison en dix rencontres. Schweinsteiger (27e) et Gomez (40e) ont ensuite manqué le break. Ils auraient pu le payer cher.
Gomez était déchaîné
 Du côté du Real, très peu d'étincelles recensées. Encore préféré à Higuain, Benzema s'est manifesté d'une frappe qui a obligé Neuer à une belle claquette (7e) avant une frappe de Cristiano Ronaldo au-dessus (29e). Après le repos, le duel s'est aussitôt équilibré. Le score a suivi la tendance. Benzema a été à l'origine de l'égalisation. Son centre pour CR7 a permis une astucieuse remise pour Özil (53e, 1-1), bien placé et enfin en réussite face au Bayern, lui l'ancien du Werder et de Schalke. Mais cet éclair n'a pas survécu à l'ouragan Gomez, totalement déchaîné en fin de match. Après trois occasions franches, dont une immense gâchée à bout portant (71e), et un penalty oublié, l'attaquant a fini par trouver la lumière sur un centre tendu de Lahm (90e, 2-1), son 12e but en 10 matches de C1. Un but de géant qui vaut de l'or mais qui n'assure rien. Car si le Bayern est une bête noire, le Real est, lui, une bête de concours.

Réf : lequipe.fr

Ligue 1 - 38ème j: Paris attend un miracle

A Lorient dimanche (21h00), le Paris-SG n'a pas d'autre choix que de gagner pour combler son retard de trois points sur Montpellier. Il lui faut aussi espérer que dans le même temps son rival perde à Auxerre pour lui ravir le titre in extremis.
Dernière journée de Championnat, le club parisien ne se fait guère d'illusions sur ses chances d'être titré. «Objectivement, nous n'en avons pas beaucoup», a reconnu Carlo Ancelotti, samedi en conférence de presse. «Le pourcentage est faible», a ajouté Christophe Jallet. Mais au lieu de s'avouer vaincus, considérant déjà Montpellier comme le nouveau champion, les joueurs de la capitale ont choisi une autre option. Ils veulent se battre jusqu'au bout et continuer de croire en une hypothétique justice divine. «Je pense qu'il y a un Dieu, qu'il est grand, a estimé Momo Sissoko, et donc qu'on va le faire !» Peu importe les pronostics, qui penchent tous en faveur des Héraultais. Les Parisiens s'accrochent à leur rêve et croient en leur bonne étoile.
Beaucoup plus pragmatique, leur entraîneur préfère ne pas entrer dans ces considérations religieuses. «Je suis catholique et je pense que Dieu a autre chose à penser qu'au PSG», a estimé l'Italien. Pour lui, si Paris doit être champion, ce sera uniquement sur le terrain que son équipe l'aura mérité. «Pour avoir cette chance, nous devons gagner contre Lorient, a-t-il assuré. C'est notre seule possibilité. Nous ne voulons pas savoir ce que va faire Auxerre. Nous voulons bien finir la saison et après, on verra...» «On doit garder notre sérieux, de l'application et de la motivation, a prévenu de son côté le capitaine Jallet. Il nous faut gagner ce match et ne pas avoir de regrets, car si Auxerre battait Montpellier et qu'on ne battait pas Lorient, on aurait les boules !» Un scénario «terrible» selon son coach, qu'il n'ose même pas envisager. 
«Le foot est tellement bizarre quelquefois»
Car perdre un titre à la dernière journée, Ancelotti l'a déjà vécu en Italie, lors la saison 1999-2000. Alors entraîneur de la Juventus Turin, le technicien a dû baisser les armes face à la Lazio Rome, finalement sacrée avec un point de mieux. «Tout peut arriver en football, s'est-il souvenu, un brin fataliste. J'ai déjà connu une telle expérience négative, peut-être que demain (dimanche) c'en sera une positive. (...) Le foot est tellement bizarre quelquefois». Pas plus tard que «la semaine dernière en Angleterre, un retournement de situation a eu lieu, a rappelé Christophe Jallet. Pourquoi pas chez nous ?» Peut-être parce que les miracles n'arrivent qu'une seule fois.

Réf : lequipe.fr