André Ayew : joueur africain de l'année



André Ayew a été élu joueur africain de l'année par la BBC ce vendredi. Le milieu de terrain de l'OM succès au palmarès à son compatriote Asamoah Gyan, et inscrit au nom au palmarès de cette distinction vingt-et-un ans après celui de son père.

 André Ayew entre dans la cours des grands. Après son père, Abedi Pelé en 1991, le Marseillais est devenu le deuxième de la famille Ayew à décrocher le titre de meilleur joueur africain de l'année. Il succède ainsi à Asamoah Gyan (2010) et à Didier Drogba (2009). Il devient également le cinquième Ghanéen à obtenir ce trophée après Samuel Kuffour (2001), Michael Essien (2006), Asamoah Gyan et donc son père.

Titulaire indiscutable à l'Olympique de Marseille depuis une saison et demie, le joueur de 21 ans, qui fêtera son 22e anniversaire samedi a sensiblement progressé aussi bien dans le jeu que dans son efficacité, en témoignent ses 11 buts la saison passée en 37 rencontres, et les 12 déjà inscrits cette année, toutes compétitions confondues. Élément-clé du système de Didier Deschamps, le Ghanéen manquera énormément à l'OM durant la prochaine Coupe d'Afrique des Nations où il sera assurément l'une des attractions de la compétition.

Le frère aîné des Ayew était aux anges en recevant cette distinction : "Je suis honoré et surpris de recevoir ce trophée prestigieux. Surtout quand on regarde la liste des précédents lauréats. Je voudrais remercier tout ceux qui ont voté pour moi au Ghana, en Afrique et dans le monde. Je vais continuer à travailler dur pour leur montrer qu'ils ont fait le bon choix." Avec ce nouveau statut, l'Olympique de Marseille ferait bien de le prolonger rapidement et, surtout, d'augmenter surtout sa clause libératoire qui est, pour l'heure, d'à peine 10 millions d'euros...

J.F

Une opportunité pour Montpellier



Montpellier doit profiter de la confrontation directe entre ses deux premiers poursuivants, le Paris Saint-Germain et Lille, ce dimanche, pour tenter de recreuser l’écart en tête de la Ligue 1. Il faudra pour cela l’emporter à domicile face à une solide équipe de Toulouse, 6e du classement, mais qui n’a pas gagné hors de ses bases depuis plus de trois mois. A l’inverse, les Héraultais sont presque intouchables devant leur public.

 C’est une occasion en or qui se présente à Montpellier ce week-end. Pour le compte de la 18e journée de Ligue 1, les Héraultais, qui ont vu leurs deux premiers poursuivants revenir dans leur roue la semaine passée suite à leur surprenant revers à Valenciennes, ont l’avantage que Parisiens et Lillois s’affrontent directement dans le grand choc de dimanche (21h). Du coup, à domicile face à Toulouse ce samedi, les hommes de René Girard vont avoir l’occasion de recreuser un petit peu l’écart en tête du championnat. Car devant son public, le MHSC est quasiment intouchable. Sept victoires en huit réceptions au compteur, pour un seul revers face à un PSG alors en pleine bourre. A l’inverse, le TFC n’est pas l’équipe la plus à l’aise de Ligue 1 hors de ses bases, les hommes d’Alain Casanova n’ayant plus gagné à l’extérieur depuis plus de trois mois, c’était le 10 septembre dernier à Caen (1-0).

Toulouse reste pourtant l’équipe piège par excellence. Face à une équipe joueuse comme Montpellier, la philosophie de jeu des Toulousains, basée sur une défense solide et des contres rapides, quoi qu’en dise Casanova, peut faire très mal. On l’a vu les semaines passée avec des Toulousains qui ont battu Evian-Thonon-Gaillard et Valenciennes et énormément gêné l’Olympique Lyonnais et le LOSC. Pour déjouer la stratégie du Téfécé, les leaders du championnat feront une nouvelle fois confiance à Olivier Giroud, auteur de deux énormes prestations avant la défaite du week-end dernier. L’ancien Tourangeau a en effet marqué 4 buts et distribué 3 passes décisives au total face à Sochaux puis Lorient, et reste l’homme en forme côté montpelliérain.

Dans les autres rencontres de ce samedi à 19h, à l’exception de Marseille – Lorient et de Saint-Étienne qui se déplace à Dijon, les rencontres concernent uniquement le bas de tableau, et pourraient donc avoir leur importance en vue de la lutte pour le maintien. Brest accueille Auxerre, Caen reçoit Nancy et Valenciennes se rend à Nice.