Ligue des Champions: Chelsea renverse le Bayern

Chelsea a remporté la première Ligue des champions de son histoire en venant à bout du Bayern Munich lors de la séance des tirs au but (1-1, 4-3), ce samedi à l'Allianz Arena. C'est un petit miracle tant les Bavarois ont eu toutes les cartes en main devant leur public...
Franchement, qui aurait pu prédire le triomphe de ces Blues, véritablement insubmersibles ? Il y a trois mois, c'était quasiment impossible et même encore à la 87e minute de jeu de ce match complètement fou, le scénario final était difficilement envisageable. Revenu de tout, contre vents et marées, Chelsea s'est pourtant adjugé la première Ligue des champions de son histoire (1-1, 4-3 tab) ce samedi face à un Bayern qui signe finalement une saison blanche. Menés à sept minutes de la fin du temps réglementaire, les protégés de Di Matteo ont non seulement égalisé, mais ils ont survécu à une prolongation chaotique (Cech a arrêté un penalty de Robben). Et, pour couronner le tout, ils ont même dû faire avec un premier tir au but raté, lors de la séance des tirs au but. Un miracle ! L'histoire est magnifique pour Drogba, enfin vainqueur d'une finale.

Cech a dévié un tir de Robben sur son montant à la 21e !
Comme on pouvait s'y attendre, Chelsea avait dressé sa muraille face à des Bavarois qui se sont longtemps époumonés pour trouver la faille. En première période, Heynckes a dû se pincer devant le manque de réalisme de ses hommes, qui n'ont pas converti une seule de leurs dix occasions. L'omniprésent mais malheureux Robben a vu un de ses tirs déviés par Cech sur le poteau (21e), Müller a, lui, envoyé une volée dans les nuages (36e) et on a connu Gomez plus inspiré cette saison. Au milieu de ces chevauchées munichoises, les Blues, avec force et hargne, ont su garder intactes les promesses d'un succès.
Il fallait au Bayern être plus imaginatif que le Barça, qui avait tout tenté en vain en demies. Ribéry n'était pas en réussite. Le Français a notamment vu son but refusé logiquement pour un léger hors-jeu (54e). La prolongation devenait alors une évidence. Avant que Thomas Müller ne délivre l'Allianz Arena d'un coup de tête piqué (83e, 1-0). Le peuple londonien était à terre mais le guerrier Drogba n'avait pas abdiqué. A deux minutes de la fin du temps réglementaire, l'Ivoirien remettait ainsi son équipe sur les rails d'une puissante tête sur un corner de Mata (88e, 1-1). Inespéré. Inespéré aussi cet arrêt fantastique de Cech, sur le penalty de Robben (93e) obtenu après une faute de Drogba sur Ribéry. Et que dire de la séance des tirs au but, avec un Drogba, dernier tireur, qui ne tremblait pas sur la balle de match ? Incroyable issue pour l'Ivoirien et son équipe qui auront décidément tout connu cette saison, comme au cours de cette finale à rebondissements.

Réf : lequipe.fr


Ligue 1 : la presse européenne et "l'équipe inconnue" de Montpellier


La presse sportive européenne fait pour l'heure peu de cas de Montpellier, en dehors de l'Italie, curieuse de cette "équipe inconnue", "fable qui devient cauchemar" pour l'entraîneur-star italien du PSG Carlo Ancelotti, voire de l'Allemagne qui enverrait bien Giroud au Bayern.

L'Italie est la plus intriguée par Montpellier, qui contrecarre les plans d'un PSG estampillé Serie A, l'équipe de Javier Pastore (Argentin mais ex-Palerme), Salvatore Sirigu et Thiago Motta, entraînée par Ancelotti et dirigée par Leonardo (Brésilien mais passé par l'Inter et l'AC Milan). "Montpellier c'est l'équipe inconnue qui va être connue car elle va empêcher Ancelotti de gagner la L1, c'est un esprit Coupe de France, un peu folklorique, dans une organisation professionnelle", explique Alessandro Grandesso, journaliste à la Gazzetta dello Sport, interrogé samedi en marge d'une conférence de presse d'Ancelotti.

"Montpellier représente l'esprit d'un foot loin du système, du foot-business qui dicte les lois, mais qui n'est vu en Italie que par rapport au PSG des Qataris et des Italiens : c'est la fable qui devient cauchemar pour Ancelotti, qui va l'empêcher d'avoir le titre", poursuit-il. "L'histoire de Montpellier, c'est hautement improbable, en Italie, si ce n'est pas le club qui a investi 100 millions, c'est celui qui a mis 70 millions qui est champion", conclut-il. A Montpellier, le budget total (36 millions d'euros) n'atteint même pas le prix payé cet été à Palerme pour le seul Pastore (42 millions d'euros).

L'ANGLETERRE ET L'ESPAGNE SNOBENT MONTPELLIER

Cette semaine encore, la presse italienne pratiquait toutefois la litote pour dire que "le PSG n'est pas favori" et "va essayer de rattraper le leader", citant "Carlo Magno" (jeu de mots sur Charlemagne et Carlo Ancelotti) : "Tout est possible dans le football". En vue du mercato, l'Italie met en avant sans surprise "le bomber Giroud", "bomber" signifiant buteur en italien depuis Gerd Müller, et le "fantasista" (joueur créatif) Younès Belhanda, qui intéresserait Naples.

En Allemagne, le journal populaire Bild s'est emparé au printemps de l'interêt porté par le Bayern Munich à Giroud titrant : "Le Bayern vise un Français !" Mais avec la finale de la Ligue des champions, Bayern contre Chelsea, toute la presse allemande s'est mise en "Rot-Weiss", Rouge et Blanc, couleurs du Bayern, et plus aucune référence n'est faite à la Ligue 1 et à Montpellier. La presse munichoise (Süddeutsche Zeitung, Abendzeitung, TZ...), la plus intéressée par l'idée d'un transfert de Giroud au Bayern, ne parle évidemment que de la finale à domicile. Rien non plus dans les sites spécialisés comme Kicker.de où la dernière référence remonte à lundi avec "Montpellier à un point de son premier sacre".

En Angleterre, obsédée par sa Premier League, presque rien non plus dans la presse dite sérieuse, à part quelques rumeurs sur Giroud (Arsenal), Belhanda (City) et Mapou Yanga-Mbiwa (Liverpool). En Espagne, il n'y a en revanche même pas de mention d'un nom de joueur de la Paillade qui soit sur les tablettes d'un club espagnol.

(lemonde.fr)